Le persil plat, ingrédient roi
Tout commence au marché. Le persil plat doit être frais, ferme, d'un vert franc, sans feuilles jaunies ni tiges molles. On utilise surtout les feuilles et la partie haute, tendre, des tiges ; les grosses tiges du bas, fibreuses, se gardent pour un bouillon. Le persil frisé ne convient pas : sa texture est plus rêche et son goût moins délicat. Comptez large, car une fois ciselé, le volume diminue nettement.
Le boulgour fin : juste un peu
Le boulgour est du blé dur précuit, séché puis concassé. Pour le taboulé, on choisit le plus fin, souvent vendu sous le nom de boulgour n° 1 ou boulgour fin dans les épiceries orientales. Il ne se cuit pas : il gonfle à froid au contact des jus. Sa quantité reste modeste, quelques cuillerées pour un grand saladier, et c'est précisément ce qui fait le caractère du plat.
Tomate, oignon, menthe
La tomate doit être ferme et parfumée, coupée en tout petits dés pour se mêler au persil. Son jus est précieux : c'est lui qui hydrate le boulgour. L'oignon, blanc ou nouveau, se hache très finement et s'emploie avec retenue, pour une pointe de piquant sans dominer. La menthe fraîche, enfin, apporte une note aromatique en second plan ; elle accompagne le persil, elle ne le remplace pas.
Citron et huile d'olive
L'assaisonnement est volontairement simple : du jus de citron fraîchement pressé, une huile d'olive de qualité et du sel. Le taboulé libanais aime l'acidité, on n'hésite donc pas sur le citron. Certaines familles ajoutent une pincée de poivre ou d'épices douces ; la base, elle, ne change pas. Pas de vinaigre, pas de sauce toute faite : la fraîcheur des produits suffit.